 Résumé Le métabolisme urbain assimile la ville à un système ouvert, dépendant de flux externes pour son fonctionnement et qui rejette sa matière une fois dévalorisée. Parmi ces outputs, ceux des ressources énergétiques sont les plus problématiques du fait des effets néfastes de leur composition chimique. CO2, NO2, particules fines et autres COV sont à la base de la pollution urbaine et du réchauffement climatique. Emis majoritairement par le trafic automobile et le chauffage des bâtiments, ils peuvent être restreints par les formes urbaines créées. Selon Da Cunha (2010) « l'aménagement urbain durable est aujourd'hui convoqué pour tenter de réguler, de manière encore incertaine, le jeu des dynamiques économiques, sociales et écologiques. » L'urban sprawl à l'américaine nous a démontré que les villes étalées sont caractérisées par une empreinte écologique élevée, en comparaison des cités européennes, plus ramassées sur elles mêmes. Ainsi, la densification résidentielle et commerciale est une arme urbanistique majeure pour réduire la ponction environnementale de nos villes. La présence d'espaces verts intraurbains représenterait-elle en conséquence une moins-value écologique ? Leurs fonctions climatiques peuvent-elles contrebalancer cette hypothèse ? Entre autres applications, le végétal à la capacité de diminuer les taux de polluants urbains. L'apport des espaces verts au développement durable dépend de leurs types et leurs tailles. Le débat entre ville dense et ville étalée trouve ici toute sa pertinence. Sous quelles formes le végétal est-il le plus à même de trouver sa place dans l'annoncé quatrième âge de la ville ? I. L'héritage historique La présence de végétal en milieu citadin est en grande partie du à l'histoire. Au travers des âges il fut consacré différentes places et fonctions aux espaces verts urbains. Un bref retour sur le passé permet d'expliquer leur présence actuelle, et... Read More
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